- Aux émotions (négatives ou positives) ;
- Au rythme de vie (surmenage, relâchement ou effort physique inhabituellement intense) ;
- Au sommeil (dette ou au contraire excès de sommeil) ;
- Aux fluctuations des hormones (chute des taux d’œstrogènes en période menstruelle) ;
- À l’environnement climatique (chaleur ou froid, vent violent…) ;
- À l’exposition sensorielle (lumière ou odeurs fortes) ;
- À l’alimentation (sauter un repas, repas lourd, consommation d’alcool)… (2)
Cependant, aucun de ces éléments n’est nécessaire ou suffisant pour déclencher une crise, une personne migraineuse peut avoir des crises sans nécessairement de facteurs déclenchants. (1)
Les facteurs déclenchants varient selon les migraineux, sont inconstants chez le même individu et peuvent changer au cours de la vie. Ils doivent parfois s’associer pour déclencher une crise. (2)
Les auteurs d’une étude récente néerlandaise ont demandé à près de 7 000 migraineux quels étaient selon eux les facteurs déclenchants de leurs crises. Chez les migraineuses, les 3 facteurs les plus souvent cités étaient les menstruations (78%), le stress (77%), et la lumière vive (69%). Les migraineux indiquaient de leur côté le stress (69%), la lumière vive (63%) et le manque de sommeil (60%). (3)
Facteurs déclenchants ou prodromes ?
ll est important de préciser qu’il y a souvent confusion entre ce qu’on pense être des facteurs déclenchants et les prodromes de la crise. (4) On appelle « prodromes » ces symptômes prémonitoires qui peuvent commencer des heures ou un jour ou deux avant les autres symptômes de la crise de migraine.
- Fatigue
- Somnolence
- Bâillements
- Envie forte d’un aliment particulier comme le chocolat
- Sensibilité accrue aux odeurs, aux lumières vives, aux sons
- Humeur irritable, triste ou au contraire excessivement joyeuse. (1,4)
En pratique
Vous pouvez pour cela vous aider d’un agenda des crises en inscrivant ce que vous pensez être les éventuels facteurs déclenchants de chacune de vos crises.
Reportez vos heures de sommeil (dont le manque ou l’excès de peuvent déclencher une crise), vos excès de table ou vos repas manqués…
Adopter un mode de vie plus sain (sommeil de qualité, activité physique régulière et modérée, alimentation équilibrée) est recommandé, mais il est cependant conseillé de ne pas accorder excessivement d’importance aux facteurs déclenchants.
Le risque serait de tomber dans une conduite d’évitement excessive, ce qui aurait un impact sur votre qualité de vie au quotidien et ce qui pourrait également vous rendre petit à petit encore plus sensible à tout changement, même minime. (1,2,4)
Votre médecin pourra vous aider à déterminer la meilleure attitude à adopter, n’hésitez pas à lui en parler.
FR-NPMIG-0458 – Février 2025
Références bibliographiques
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Gilles Géraud, Nelly Fabre, Michel Lantéri-Minet, Dominique Valade, Anne Donnet. Céphalées, migraines et algies faciales en 30 leçons. 3e édition. Elsevier Masson. Collection Abrégés de Médecine.
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INSERM. Site internet https://www.inserm.fr/dossier/migraine/
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Van Casteren DS et al. Sex differences in prevalence of migraine trigger factors: A cross-sectional study. Cephalalgia. 2021;41(6):643-8.
-
Demarquay G et al. Revised guidelines of the French Headache Society for the diagnosis and management of migraine in adult