Chaque année, environ 3 % des individus qui souffrent de migraine épisodique voient leur migraine évoluer vers une forme chronique. (1)

Il s’agit d’un long processus de transformation qui conduit d’une migraine épisodique avec quelques crises par mois à une migraine chronique caractérisée par la présence de céphalées pendant au moins 15 jours par mois, et ce pendant plus de 3 mois.

Les céphalées doivent être cataloguées comme des céphalées migraineuses typiques pendant au moins 8 jours par mois. (2)

Le passage à une forme chronique de la migraine peut être favorisé par différents facteurs présentés ci-dessous, dont le poids est variable(1,2)

Sexe

  • La migraine chronique est 2 à 3 fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme.

Faible

Alimentation et hygiène de vie

  • Obésité

Moyen

Caractéristiques des céphalées

  • Fréquence des jours avec céphalées
  • Nausées fréquentes associées à la crise de migraine.
    Se sentir nauséeux pendant les crises multiplie par 2 le risque de chronicisation
    de la migraine.
  • Sensibilité excessive de la peau (=allodynie : un simple toucher peut être douloureux).
    L’allodynie multiplie par 1,5 le risque de chronicisation de la migraine.

Moyen

Comorbidités

Le risque de chronicisation est encore plus important quand plusieurs comorbidités sont présentes

 

  • Dépression
    Être atteint de dépression multiplie par 2-3 le risque de chronicisation de la migraine.

Elevé

  • Asthme et maladies respiratoires
  • Autres douleurs (douleurs de dos, de nuque, douleurs articulaires)
  • Ronflement

Moyen

Traitement de la crise migraineuse

  • Consommation excessive de traitement de crise

Elevé

  • Traitement de la crise non adapté

Moyen

Même si la chronicisation est fréquente en cas de migraine, ce n’est pas une fatalité.

Il est en effet possible d’agir sur certains de ces facteurs pour limiter le risque de passage d’une migraine épisodique à une migraine chronique. Par exemple tenir un agenda des crises qui indique la date et l’intensité des symptômes de la migraine et qui précise les  traitements (heure de prise, efficacité sur la douleur…) permettra à votre médecin de mieux évaluer l’impact de votre maladie, de veiller avec vous à éviter toute consommation excessive du traitement de crise et d’adapter la thérapeutique.
Si vous souffrez d’obésité ou de dépression, une prise en charge spécifique pourra également réduire le risque de chronicisation de la migraine. (1)

* Le niveau de preuve reflète le niveau de confiance qu’ont les rédacteurs de l’étude dans l’exactitude de ce qui est annoncé. (1)

FR-NPMIG-0458 – Février 2025

Références bibliographiques

  1. Demarquay G et al. Revised guidelines of the French Headache Society for the diagnosis and management of migraine in adults. Part 1: Diagnosis and assessment. Rev Neurol (Paris). 2021;177(7):725-33.

  2. Géraud G, Fabre N, Lantéri-Minet M, Valade D, Donnet A. Céphalées, migraines et algies faciales en 30 leçons. 3e édition. Elsevier Masson. Collection Abrégés de Médecine.